Kamasutra illustréLes 57 positions
Une silhouette dos au mur, genoux à angle droit, comme assise sur une chaise absente ; l’autre assise à califourchon sur ses cuisses, face à elle, les bras autour de sa nuque.

La chaise invisible

Difficulté
Exigeante
Intensité
Soutenue
Effort
La personne qui porte
Famille
Acrobatiques
Autres noms
La chaise contre le mur

Quiconque a déjà fait de la préparation physique en a souffert : dos au mur, genoux à angle droit, on s’assoit sur une chaise qui n’existe pas, et l’on regarde le chronomètre avec une haine croissante. Cette position ajoute à l’exercice une difficulté nouvelle : une seconde personne assise sur vos cuisses, face à vous, les bras autour de votre nuque.

Une figure de force

Celle ou celui qui joue le rôle de la chaise doit pouvoir tenir la position seul sans difficulté, disons au moins une minute, avant de songer à porter qui que ce soit. Les pieds restent à plat, à une distance du mur qui place bien les genoux à la verticale des chevilles. La personne qui s’assoit ne saute pas : elle vient se poser, un pied après l’autre, en se tenant à la nuque, puis elle soulève ses pieds, si tout va bien, et pose ses orteils sur le mur si elle en a besoin.

Les mouvements ne peuvent être que très courts, et ils viennent presque entièrement de la personne assise, qui garde un mouvement mesuré. Quant au temps de tenue, il se chiffre en secondes dans la plupart des foyers.

Qui peut l’essayer ?

Des personnes qui ont l’habitude de porter : la chaise doit avoir des jambes solides, des genoux en bon état et une personne assise bien plus légère. Si vous avez mal aux genoux ou au dos, ou si vous avez déjà eu une blessure à ces endroits, abstenez-vous, ou demandez d’abord l’avis d’un médecin ; il n’y a rien à prouver. Prévoyez un matelas ou un tapis épais sous vous, ce qui amortit une éventuelle glissade, et vérifiez que le mur n’est pas un placard, une porte ou un rideau.

Comment nous la notons

Exigeante, soutenue, et l’effort pour la personne qui porte : c’est l’une des quatre fiches du site notées ainsi, avec le portage, la brouette et la chandelle, et celle des quatre où la personne portée garde la sortie la plus simple, puisqu’il lui suffit de poser les pieds. Un cas hypothétique pour fixer les rôles : si l’une des deux personnes pèse vingt kilos de plus que l’autre, c’est elle qui fait la chaise, sans discussion. Convenez du mot qui met fin à l’essai avant de commencer, parce qu’une personne dont les cuisses tremblent n’a plus le souffle pour faire des phrases.

Les solutions plus sages

La vraie chaise existe, et elle s’appelle la chaise. Elle offre exactement le même dessin, avec moins de douleur, et la personne assise garde ses pieds au sol. Si vous tenez à rester debout, l’étreinte debout reste plus accessible. Quant au portage, il retire le support des cuisses pour tout confier aux bras et au dos, et ce n’est donc pas une progression que nous recommandons à la légère.

Quand les jambes lâchent

Elles lâchent d’un coup, et les deux corps glissent le long du mur. Aménagez la chute : un matelas ou un tapis épais vous l’éviteront en partie, et rien de dur ne doit se trouver autour de vous. La personne assise doit pouvoir poser un pied au sol à tout moment, et la chaise doit avoir le droit d’annoncer, sans avoir à se justifier, qu’elle arrête. Le dos reste plaqué au mur, sans se creuser : si les lombaires se décollent, l’appui est faux et elles encaisseront à la place des cuisses. Les genoux n’aiment pas dépasser l’angle droit sous charge, et une douleur à l’avant de l’articulation veut dire qu’il faut remonter ou arrêter.

Position suivante : le missionnaire