Kamasutra illustréLes 57 positions
Une silhouette debout, dos à un mur, porte l’autre décollée du sol, face à elle : jambes autour de sa taille, bras autour de sa nuque, les mains de la porteuse sous ses cuisses.

Le portage

Difficulté
Exigeante
Intensité
Soutenue
Effort
La personne qui porte
Famille
Debout
Autres noms
L’ascenseur, la position suspendue

Avant tout autre chose : cette position fait mal aux dos, et il ne faut pas la tenter par défi. Si vous hésiteriez à monter un escalier avec un sac de ce poids, ne soulevez pas votre partenaire, et passez directement à la variante sur une table, plus bas dans cette fiche. Ceci posé, voici le portage : une personne debout, dos au mur, en porte une autre, décollée du sol, face à elle, dont les jambes s’enroulent autour de sa taille et les bras autour de sa nuque.

D’où vient cette idée

D’assez loin. La traduction anglaise de 1883 du Kamasutra donne à cette disposition le nom de « suspended congress », et la description ne manque pas d’esprit pratique : le texte prévoit un mur, et il suggère que la personne portée pousse sur ses pieds, posés contre ce mur.

Comment s’y prendre, si vous décidez d’essayer

La personne qui porte s’adosse au mur, pieds écartés, genoux légèrement fléchis. Elle pose ses mains sous les cuisses de l’autre. Plutôt que de la soulever depuis le sol, partez d’une surface surélevée : l’autre personne se hisse depuis le bord d’un lit ou d’une table, ou elle prend appui sur une marche, de façon à ce que la personne qui porte n’ait qu’à reprendre le poids, sans le soulever. Les jambes de la personne portée se croisent au bas du dos, ses bras se referment autour de la nuque, et l’ensemble s’immobilise. Le mouvement, très réduit, vient alors presque entièrement d’elle.

Le temps de tenue se compte en secondes, parfois en minutes pour les plus entraînés. Prévoyez la sortie avant d’entrer : un lit à côté, ou une surface pour la reposer sans avoir à la laisser glisser.

Qui peut porter

Des personnes fortes des jambes et du dos, dont la personne portée est bien plus légère, sans mal de dos antérieur, en pleine forme, à un moment de la soirée où personne n’est fatigué. Une hernie ou un problème de dos passés excluent d’office, un médecin le confirmera, et ne pas cocher toutes ces cases est le cas général.

Décider avant de soulever

Un test imaginaire, à faire en pensée : si la personne qui porterait devait monter deux étages avec un sac du poids de l’autre dans les bras, sans s’arrêter, le ferait-elle en souriant ? Si la réponse hésite, la fiche s’arrête ici pour ce soir, et la table prend le relais. Si la réponse est oui, la décision se prend à deux, parce que la personne portée court le même risque de chute, sans aucun moyen de l’éviter une fois en l’air. Convenez d’un mot court pour redescendre, et de ce qui se passe ensuite : la personne portée décroise les jambes et pose un pied sur le lit ou la marche prévue, pendant que l’autre fléchit les genoux pour l’accompagner.

Les erreurs qui blessent

Soulever depuis le sol, d’abord, en se penchant en avant pour attraper les cuisses : c’est le geste qui fait mal au dos, et la surface surélevée décrite plus haut existe pour l’éviter. Tenir trop longtemps, ensuite, parce que l’autre se tait : la personne qui porte annonce elle-même qu’elle redescend dès que ses bras tremblent. Décoller du mur, enfin, alors qu’il porte une bonne part du poids. Nous la notons exigeante, d’intensité soutenue, l’effort pour la personne qui porte. Elle a sa fiche parce qu’elle est très demandée, et non parce que nous la conseillons : si nous devions retirer une position du site, ce serait l’une des premières.

Variantes et solutions de repli

La plus sage reste la table : la personne qui serait portée s’y assoit, et personne n’a plus rien à soulever pour un dessin presque identique. La chaise invisible, qui reporte le poids sur des cuisses à angle droit, reste une option pour qui s’y connaît. Une jambe seule, levée et tenue, donne le flamant.

Le dos qui porte, la chute qui suit

Le dos et les genoux de la personne qui porte encaissent tout. Soulever en se penchant, ou en cambrant les lombaires, peut provoquer une vraie blessure : gardez le dos droit, poussez sur les jambes, et n’essayez jamais de rattraper une chute en tordant la colonne. La chute est l’autre risque, et elle se fait à deux, avec une personne qui tombe de plus d’un mètre : choisissez un sol souple et dégagé, sans table basse ni radiateur à proximité, et sans carrelage mouillé. Au premier tiraillement, dites stop et reposez l’autre aussitôt, sur le lit prévu à cet effet.

Si vous aimez regarder à deux : des couples en direct, réservé aux adultes.Lien partenaire

Position suivante : le bord du lit