Tout le monde possède le matériel. Une personne s’assoit sur une chaise sans accoudoirs, pieds au sol. L’autre s’installe à califourchon sur ses cuisses, face à elle, et pose les mains sur ses épaules. Ses pieds touchent le sol de chaque côté, et elle s’élève et redescend comme elle l’entend, les visages restant à la même hauteur.
Le choix du siège
La vraie question est mobilière. Une chaise de cuisine solide, à quatre pieds, sans accoudoirs et sans roulettes, fait très bien l’affaire. Le fauteuil de bureau pivotant est un mauvais choix, comme la chaise pliante, qui risque de se plier au mauvais moment, et le tabouret haut, qui vous prive d’appui au sol. Si le dossier gêne, retournez la chaise ou posez-la contre un mur pour la stabiliser.
Le lit fait aussi l’affaire, s’il est assez ferme : la personne assise au bord, pieds au sol, joue exactement le même rôle qu’une chaise, et le matelas pardonne davantage en cas de déséquilibre.
Les rôles
La personne sur la chaise n’a presque rien à faire, à part garder le dos droit et tenir l’autre par la taille ou par les hanches. Celle de dessus fait l’essentiel du mouvement, grâce aux pieds, qui fournissent une poussée que les genoux ne peuvent pas donner sur un lit. Elle peut aussi se contenter d’un balancement du bassin, surtout si ses pieds n’atteignent pas le sol.
Si tel est le cas, placez-les sur les barreaux de la chaise ou sur un annuaire, si vous trouvez encore ce genre d’objet. Cette difficulté se résout aussi en inversant les rôles.
Qui s’y retrouve
Les genoux fatigués par le matelas y trouvent leur compte, comme les amateurs de changement de pièce. Cette position convient à des gabarits très différents, pour peu que la chaise soit solide et que la personne assise supporte le poids de l’autre sur ses cuisses. Une grande différence de poids justifie d’inverser les rôles ou de passer au bord du lit.
La même chaise, ailleurs
Laissez la personne de dessus tourner le dos à l’autre : c’est la chaise inversée. Posez-la sur une table, avec l’autre debout : la table. Retirez la chaise, en gardant les deux corps dans le même rapport, et vous êtes au lotus, avec moins d’appuis. Sans chaise ni lit, contre un mur, seuls les plus téméraires iront jusqu’à la chaise invisible, classée à juste titre parmi les acrobaties.
Les erreurs que l’on fait avec une chaise
La première est de s’asseoir sur les genoux de l’autre plutôt que sur ses cuisses, près du bassin : le contact se perd, et l’on compense en se penchant. La deuxième est de poser la chaise sur un carrelage nu, où elle glisse d’un centimètre à chaque mouvement, jusqu’au moment où elle part pour de bon. La troisième tient à la personne assise, qui se laisse glisser vers l’avant du siège et finit le dos rond, les lombaires sans appui ; un dossier ou un mur dans le dos règle la question avant qu’elle ne se pose.
Un mot sur le poids, enfin, parce qu’il se tait souvent : la personne assise porte l’autre sur les cuisses, et si cela devient lourd, elle le dit, plutôt que d’attendre que ses jambes s’endorment. Nous notons cette position facile, d’intensité moyenne, l’effort pour la personne au-dessus, et c’est à notre avis la meilleure porte d’entrée vers les positions hors du lit, bien avant la table ou le mur.
Le meuble d’abord
La chaise elle-même reste le premier risque : vérifiez qu’elle est stable, qu’elle ne glisse pas, et que ses pieds ne se dérobent pas sur un carrelage. Un tapis sous elle évite bien des surprises. Les cuisses de la personne assise s’engourdissent si le poids reste longtemps au même endroit, et un coussin peut aider. Le bas du dos fatigue s’il n’a aucun appui : un dossier ou un mur règlent la question. Au premier craquement du siège, levez-vous et cherchez un autre meuble.
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