Sans doute la position où l’on est le plus loin de l’autre tout en restant dans la même activité. Vos têtes sont à deux extrémités du lit, vos pieds aussi, et les bassins se rejoignent au centre. Depuis le plafond, le dessin évoque un grand X, et depuis l’oreiller, vous ne voyez à peu près rien d’autre qu’un plafond.
Depuis l’andromaque, en arrière
Le plus facile consiste à partir de l’andromaque. La personne au-dessus se laisse aller en arrière, en passant par la version renversée, jusqu’à s’allonger complètement sur le dos, la tête vers les pieds de l’autre. Le mouvement est très limité, puisque aucun des deux n’a d’appui : de petits glissements du bassin, tirés par les mains que vous vous tendez si vos bras atteignent ceux de l’autre, ou par les pieds calés sur le matelas.
Une pause, surtout
Certains couples l’adoptent pour faire durer les choses, puisque la position réduit l’intensité et permet de reprendre son souffle sans se séparer. Elle ne demande aucune force, un minimum de souplesse pour que les hanches s’ouvrent, et elle tolère tous les écarts de poids, puisque personne ne porte plus personne.
Tournez-vous légèrement sur le côté et ce sont les ciseaux ; rasseyez-vous en vous tirant par les mains et vous revenez à l’araignée.
Peu de risques, quelques détails
Les hanches, ouvertes et sollicitées par le poids des jambes de l’autre, peuvent finir par tirer : déplacez une jambe, ou changez de position. Le passage par l’arrière, depuis l’andromaque, doit rester lent, car une descente brusque crée un angle désagréable, voire douloureux, si l’une des personnes a un pénis. Le bas du dos peut se creuser un peu, et il suffit alors d’un petit oreiller placé en dessous. Comme les visages sont hors de vue, dites simplement si quelque chose ne va pas : à cette distance, il faudra peut-être hausser le ton.
