Elle commence souvent sans décision préalable, devant un plan de travail ou une fenêtre : quelqu’un s’approche par-derrière, passe un bras autour de la taille, et les deux personnes se retrouvent debout, dans le même sens, l’une collée au dos de l’autre. C’est la version verticale de la cuillère, avec le lit en moins et la nécessité de tenir sur ses jambes en plus.
Les appuis
Les deux bustes restent droits, ce qui la distingue de la levrette debout, où l’on se penche franchement en avant. La personne de derrière fléchit légèrement les genoux pour se placer à la bonne hauteur, et celle de devant peut monter sur la pointe des pieds, le temps que ses mollets acceptent. Une main posée sur un mur ou sur un meuble apporte un appoint très utile. Elle va mieux aux couples dont les tailles sont proches ; au-delà d’une vingtaine de centimètres d’écart, il faudra une marche ou un livre épais, ou se contenter d’un moment d’étreinte.
Pas d’énergie, mais du contact
Les mouvements sont petits et lents, et l’intérêt est ailleurs, dans le contact du dos contre la poitrine, la main qui se balade et la voix à l’oreille. Penchez-vous vers l’avant, mains au mur, et c’est la levrette debout ; passez à genoux sur un lit, et c’est la levrette redressée, dont le dessin est exactement le même, sans le risque de tomber.
Avant d’essayer
Une chute en arrière, à deux, entraîne le corps de devant sur celui de derrière, et le choc est rude. Un sol qui glisse, comme le carrelage de la salle de bains ou un parquet avec des chaussettes, reste à proscrire. Le dos de la personne de derrière doit éviter de se cambrer pour combler une différence de taille : ses lombaires le paieraient. Si vous vous sentez partir, écartez-vous l’un de l’autre et posez un pied en arrière. Un vertige, une gêne dans le dos ou un mollet qui lâche sont autant de raisons d’aller s’allonger.
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