Le biscuit alsacien doit sa forme à des branches qui se croisent, et la position qui lui emprunte son nom repose sur le même principe : une personne couchée sur le côté, sa jambe du bas tendue sur le matelas, sa jambe du haut repliée et crochetée autour de la taille de l’autre. Celle-ci s’agenouille à cheval sur la cuisse restée au sol et lui fait face.
Le dénouer
Elle paraît plus compliquée qu’elle ne l’est. Commencez dans le missionnaire, et la personne du dessous roule simplement sur un flanc, tandis que l’autre se redresse sur ses genoux. Sa jambe du dessus remonte d’elle-même à la taille. Les mains de la personne à genoux trouvent facilement leur place : l’une sur le genou replié, l’autre sur la hanche ou sur le lit.
Chacun garde ainsi un appui solide, et la personne à genoux dispose du buste libre. Les mouvements sont amples si vous le souhaitez, et votre angle est assez inhabituel pour changer l’expérience, sans demander un entraînement de gymnaste.
Qui l’apprécie ?
Elle plaît aux couples qui s’ennuient un peu du missionnaire et qui hésitent devant les positions à jambes levées, parce qu’elle offre un angle différent sans exiger la souplesse de l’enclume. La personne couchée a peu à porter et elle peut voir le visage de l’autre en tournant la tête. Quant à la personne à genoux, elle bouge librement, sans les bras comme appui. Elle demande cependant un peu de hanches et, pour la personne couchée, une torsion du buste qui ne convient pas à tous les dos. Une hanche opérée ou un dos douloureux appellent un avis médical avant d’essayer.
Autres nœuds
Si la personne couchée pose sa jambe du dessus sur l’épaule de l’autre, le bassin s’ouvre davantage, et l’on se rapproche du bambou fendu. Sur le bord du lit, avec l’autre personne debout, on arrive au tire-bouchon, ce qui épargne ses genoux. Elle peut aussi s’asseoir au lieu de rester à genoux : le mouvement y perd, le repos y gagne, et l’on approche de l’étoile.
La torsion à surveiller
La torsion du tronc de la personne couchée est le point à surveiller, car le dos tolère mal de tourner sous charge. Glissez un coussin sous l’épaule du dessous, ou tournez moins le buste, en gardant les épaules plus à plat. Sa hanche du dessus tire parfois sur la longueur : une légère flexion supplémentaire suffit en général. La personne à genoux a la cuisse de l’autre entre les siennes, et elle veillera à ne pas s’y asseoir de tout son poids.
