Kamasutra illustréLes 57 positions
Une silhouette allongée sur le dos ; l’autre assise en travers de son bassin, les deux jambes du même côté, comme en selle d’amazone, une main posée sur son ventre.

L’amazone

Difficulté
Moyenne
Intensité
Douce
Effort
La personne au-dessus
Famille
Au-dessus
Autres noms
L’assise en amazone

Avant la culotte de cheval, les cavalières élégantes montaient en amazone : les deux jambes du même côté de la monture, buste de profil. La position du même nom reprend exactement ce dessin. La personne au-dessus s’assoit en travers du bassin de l’autre, jambes groupées sur un côté, torse tourné à angle droit par rapport au corps allongé.

Une précision de vocabulaire s’impose. Selon les magazines, « l’amazone » désigne aussi d’autres figures, parfois très différentes, car ce vocabulaire n’a jamais été fixé. Notre fiche s’en tient à la version qui justifie le nom.

S’asseoir en travers

La personne sur le dos reste à plat, jambes allongées. L’autre vient s’asseoir sur elle, en position latérale, et pose ses pieds sur le matelas d’un côté. Une main sur le ventre de l’autre ou sur le lit, de l’autre côté, sert de béquille. Les mouvements sont courts : on bascule de droite à gauche ou d’avant en arrière plutôt que de monter et descendre, et on change volontiers de côté au bout d’un moment, autant pour les hanches que pour le plaisir de la nouveauté.

Les réglages, un par un

Le premier est la hauteur du bassin de la personne allongée. Un coussin ferme glissé dessous relève le point de contact et donne à la personne assise une pente sur laquelle poser ses cuisses, au lieu d’un plan horizontal où elle glisse. Le deuxième est la main d’appui : sur le matelas, elle stabilise mais éloigne le buste ; sur le ventre ou la hanche de l’autre, elle rapproche les corps et permet de sentir ce que l’autre fait. Le troisième est l’angle du torse, qui n’a pas à rester strictement à angle droit. Un quart de tour vers les pieds de l’autre, et l’on gagne de la stabilité ; un quart de tour vers son visage, et l’on gagne la conversation. Le quatrième est la position des pieds de la personne assise : sur le matelas, ou au sol si elle s’installe au bord du lit, ce qui lui donne un appui bien plus solide.

Voici un scénario imaginé, pour voir ces quatre réglages à l’œuvre en même temps. Camille, nettement plus lourde que Yann, s’assoit en travers de lui et sent qu’elle appuie sur un os de sa hanche, tandis que Yann le sent aussi et ne dit rien. La solution n’exige pas de renoncer : un coussin sous le bassin de Yann répartit la pression sur une surface plus large, Camille pose les pieds au sol en s’installant au bord du lit, ce qui reprend une bonne part de son poids, et Yann apprend à dire « à gauche » plutôt que de serrer les dents.

Ce qu’on vient y chercher

D’abord l’angle, inhabituel, que seule une position de biais permet. Ensuite la conversation : vous vous voyez de profil, à distance raisonnable, sans le côté solennel du face-à-face. Elle demande peu d’effort à la personne allongée, et guère davantage à la personne assise, pourvu qu’elle ait un minimum de stabilité dans le tronc.

Elle convient donc aux couples qui connaissent déjà l’andromaque et cherchent une variation sans fatigue supplémentaire. Elle n’est pas conçue pour une grande profondeur ni pour une grande vigueur. Si la personne allongée a un pénis, le mouvement latéral doit rester doux, car une torsion est tout sauf agréable. Sans pénis d’un côté ni de l’autre, une hanche ou une cuisse au bon endroit remplace aisément le reste.

Pourquoi une fiche à part

Selon la règle que nous appliquons sur tout le site, un simple réglage d’une position connue reste dans les variantes de sa voisine, et n’obtient pas de fiche. L’amazone aurait pu subir ce sort, puisqu’elle se décrit en une phrase à partir de l’andromaque. Elle a sa fiche parce que le changement d’axe modifie tout à la fois : l’angle du bassin, les appuis, le mouvement, qui devient latéral, et la nature du contact visuel. Nous la notons en difficulté moyenne, parce que la stabilité du tronc n’est pas donnée à tout le monde, et en intensité douce, l’effort revenant à la personne assise.

Les erreurs à éviter

La plus fréquente consiste à tourner le buste en laissant le bassin de face, ce qui crée une torsion de la colonne au lieu d’une assise de côté. Les hanches et les épaules doivent regarder dans la même direction. La deuxième est de s’asseoir trop haut, sur le ventre de l’autre, parce que la pente du bassin y paraît plus confortable : le contact se perd, et la personne allongée respire moins bien. La troisième est de se laisser tomber de côté quand la main d’appui fatigue, alors qu’il suffit de changer de main, ou de côté.

Une jambe de l’autre côté

Laissez une jambe passer de l’autre côté, et vous revoilà en andromaque, sans avoir eu à vous lever. Allongez-vous sur le côté tout en gardant le contact : la position en T, encore plus paisible, n’est pas loin. Sur un siège large, l’assise en travers fonctionne aussi : la chaise donne le reste de la marche à suivre.

Le passage par l’amazone sert aussi de rotation lente. Depuis l’andromaque de face, on passe une jambe pour arriver en travers, on y reste le temps de souffler, puis on passe l’autre jambe et l’on se retrouve dos à l’autre, dans l’andromaque inversée, sans jamais s’être soulevé au-dessus du bassin, ce qui épargne les genoux et évite le mouvement brusque que la version directe du pivot réclame.

Une fesse et une hanche

Votre poids se concentre sur une seule fesse, et sur une zone assez étroite du bassin de l’autre : si cela appuie sur un os, décalez-vous, et dites à voix haute où cela appuie, c’est plus rapide que de le deviner. Les hanches de la personne assise se lassent de rester tournées du même côté, d’où l’intérêt de changer. Le bas du dos, lui, se tasse si vous vous affaissez : gardez le buste long, comme une cavalière qui tiendrait encore à sa réputation.

Pour regarder plutôt que lire : des shows en direct sur ce thème, réservés aux adultes.Lien partenaire

Position suivante : l’andromaque penchée