L’escalier résout élégamment la question des différences de taille. Il en pose d’autres, et notamment celle-ci : en cas de faux pas, vous avez un escalier sous vous. La mécanique, elle, est simple. Une personne s’agenouille sur une marche, face aux étages, penchée en avant, les mains sur une marche plus haute ; l’autre se tient debout quelques marches plus bas, juste derrière elle, les mains sur ses hanches. Le nombre de marches qui vous séparent fait office de réglage de hauteur.
Le choix des marches
Un escalier de maison, à marches larges et revêtues d’un tapis, reste le meilleur candidat. Le bois ciré glisse, le carrelage glisse encore mieux, et le béton d’un escalier collectif vous garantit d’autres problèmes. Vérifiez la rampe, qui peut servir d’appui, et assurez-vous que personne d’autre n’utilise l’escalier ce soir-là. Les marches étroites, tournantes ou raides sont à oublier.
Genoux sur une marche, mains deux plus haut
La personne de devant pose d’abord ses genoux sur une marche, puis ses mains deux marches au-dessus, en cherchant un buste à peu près horizontal. Une serviette pliée protège ses genoux du nez de marche. La personne de derrière descend d’autant de marches qu’il le faut pour que les bassins soient alignés, un pied sur une marche et l’autre sur la suivante si cela l’aide. Elle garde une main sur la rampe, ou sur la hanche de l’autre, et n’engage aucun mouvement ample tant qu’elle n’est pas sûre de ses appuis.
Qui s’y aventure
On y vient après avoir essayé la levrette ailleurs, par goût d’un cadre différent. Les grandes différences de taille s’y effacent, et c’est vraiment son principal atout. Elle exige de bons genoux pour la personne de devant, un minimum d’équilibre pour celle de derrière, et aucun risque de visite.
Voisines plus prudentes
Si vous aimez le dénivelé sans vouloir l’escalier, la levrette au bord du lit offre à peu près le même dispositif, avec un matelas à l’endroit de la chute. La version debout, mains au mur, se trouve à la levrette debout. Et si la personne de devant s’assoit sur la marche, tournée vers l’autre, on arrive à une variante de la table, à condition que la hauteur convienne.
Mise en garde
C’est sans doute la position de cette catégorie où l’on risque le plus de se faire mal. Une chute dans un escalier peut être sérieuse, surtout à deux. Allez-y doucement, sobrement sur le plan des gestes, et ne cherchez jamais la grande vigueur ; tenez-vous à la rampe, et restez sur le bas de l’escalier : deux ou trois marches, pas plus. Le bas du dos de la personne de devant peut pâtir du dénivelé, si elle se cambre. Les arêtes des marches marquent les genoux et les tibias, et un tapis épais change énormément les choses. Si tout cela vous paraît peu praticable, vous aurez raison, et l’étage n’est qu’à quelques marches.
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