Celle-ci vient directement du deuxième livre du Kamasutra, où elle tient en une phrase : les jambes de la personne allongée sont repliées et ramenées sur le ventre. Burton la nomme « crab’s position », et la silhouette repliée, pattes contre le corps, explique le choix.
Se mettre en place
La personne sur le dos ramène ses genoux vers sa poitrine, tibias serrés. L’autre s’agenouille tout près, buste droit, et pose les mains sur ses tibias ou sur l’arrière de ses cuisses. Les jambes repliées forment entre vous une petite barrière, qu’un simple écart des pieds suffit à ouvrir : la personne allongée dispose là d’un moyen très direct de régler la distance.
Des hanches souples, surtout
Avec des hanches raisonnablement souples, la posture est à la portée de beaucoup, et elle ne demande aucune force. Elle convient moins quand le pliage comprime le ventre, ce qui dépend de la morphologie et du moment ; pendant une grossesse, le ventre change la donne, et la question se pose plutôt à votre sage-femme ou à votre médecin.
Trois réglages
- Un pied qui s’échappe. Étendez une jambe pendant que l’autre reste repliée : le même texte appelle cela « half pressed position », et l’on respire un peu mieux.
- Les genoux écartés. Laissez-les s’ouvrir sur les côtés : vous entrez dans la position d’Indrani, bien plus exigeante.
- Les jambes levées. Dépliez-les vers le plafond jusqu’à une épaule de l’autre : la sirène n’est pas loin.
À surveiller
Quand le bassin s’enroule, le bas du dos et le sacrum portent davantage, et un coussin fin sous les reins, ou un matelas un peu ferme, rend l’ensemble plus supportable. Les genoux de la personne agenouillée veulent une couette pliée sur un sol dur. Une gêne à l’aine, au pli de la hanche, veut dire que le pliage va trop loin : desserrez, et laissez les pieds s’écarter d’un cran.
